Pourquoi avez-vous peur de parler anglais?

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Pourquoi avez-vous peur de parler anglais?

POURQUOI PARLER L’ANGLAIS FAIT-IL SI PEUR ?

Nous développons des peurs suite à des expériences négatives dans le passé et à cause de ce que l’on a vu ou entendu, puis intégré dans nos croyances et notre inconscient.

Voici une liste d’expériences que chacun d’entre vous a sûrement vécues :

 

  1. Vous avez essayé de répondre à une question en cours d’anglais mais tout le monde a rigolé en entendant votre accent.

Vous vous êtes alors senti ridiculisé et vous avez commencé à croire que vous aviez un accent horrible.

  1. Comme la plupart des autres ne prenaient pas la parole, vous avez fait pareil car c’était plus facile.
  2. Vous avez eu une mauvaise note ou reçu une copie avec des corrections partout en rouge ? Vous vous êtes alors senti découragé.
  3. Hors de question de montrer à vos collègues vos lacunes à l’oral.
  4. De façon générale, vous êtes habitué à passer par l’écrit (mails, lettres).
  5. Vous préférez le mail à un coup de fil. Vous vous sentez plus à l’aise car dans ce cas vous n’avez pas à montrer vos émotions.
  6. Vous avez des sueurs ou la boule au ventre rien que d’imaginer parler en anglais en public.

Ces habitudes souvent prises dans le cadre scolaire, vous les avez ensuite gardées tout simplement.

De toute façon, vous avez toujours entendu dire que  « les Français sont nuls en langues ». Ainsi, vous avez intégré cette croyance commune dans votre propre système de croyance concernant vos propres capacités en anglais.

Dois-je continuer la liste de toutes ces croyances négatives autour de l’anglais?

Tout ce que nous avons vécu, entendu et observé a pu prendre une place dans nos croyances personnelles et dans notre inconscient. Ainsi  nous agissons ou réagissons dans toutes les situations de notre vie selon nos croyances.

En d’autres termes, nous apprenons l’anglais selon nos croyances. Si nous croyons que les Français sont nuls en langue, notre propre niveau d’anglais aura du mal à s’améliorer.

Le problème est que si l’on croit que l’on a un mauvais accent, on aura un mauvais accent. Si l’on croit ne pas pouvoir rédiger une phrase correcte en anglais, notre rédaction restera faible et pleine d’erreurs. Si l’on croit être « nul en anglais », on sera nul en anglais !

Les croyances négatives que nous avons imprègnent notre esprit et nous font nous focaliser sur des résultats qui, en accordance avec ces croyances, seront sûrement négatifs. On ne laisse pas de place dans notre esprit à l’espoir que l’on peut mieux réussir un jour, donc nous nous livrons à l’échec.

 

Si vous commencez à vous dire en bas d’une montagne que vous ne pourrez jamais en faire l’ascension, vous n’y arriverez pas. Vous arrêterez dès le premier obstacle qui paraît insurmontable.

Pour arriver en haut du sommet, il faut apprendre à vaincre ses peurs !

Nous comprenons alors facilement comment des croyances négatives entretenues par le système scolaire et notre société vont avoir un impact dommageable sur la confiance en soi et sur nos capacités.

L’autre conséquence est un manque de pratique, voire dans certains cas un refus de pratiquer la langue. Or, sans pratique, pas de progrès à l’oral.

De plus, notre culture française est basée sur l’écrit. Si vous demandez à un public français de réagir oralement à la fin de la projection d’un film, personne n’ose en général prendre le micro pour intervenir. C’est en tout cas la première réaction alors que les Anglophones n’ont pas ce même blocage. Ils répondent toujours spontanément à l’oral.

Seraient-ils plus doués que nous pour donner des réponses orales sur le champ ? Absolument pas. Entendre une personne s’exprimer oralement sur un sujet sans forcément réagir de façon pertinente, ne les gêne pas du tout. Ils ne se posent même pas la question, ils agissent.

Les Américains sont sans doute parmi les meilleurs dans la communication orale. Il ne faut donc pas s’étonner si les Ted Talks, les fameuses conférences en ligne qui traitent de sujets très variés, sont dominés par des intervenants des pays anglophones.

Que faut-il faire docteur ? Transformer ses croyances négatives en croyances positives ?

Faut-il écouter des vidéos subliminales, faire une séance d’hypnose ?

L’on pourrait répondre à la fois OUI et NON à toutes ces questions.

Il faut d’abord définir votre vrai objectif quand vous décidez d’apprendre l’anglais.

Si vous bénéficiez d’une formation payée par votre employeur, vous aurez sans doute des cours adaptés à vos besoins professionnels. En général, votre employeur va choisir un centre de langues connu et la qualité de la formation est souvent bonne.

Le vrai problème, et là je parle une fois encore de l’oral, de sa compréhension mais surtout de sa production, réside dans vos blocages à vous exprimer oralement et pas seulement ou nécessairement en anglais.

Dans mes coachings, une fois que j’ai trouvé le profil d’apprentissage de la personne, j’essaie d’identifier les blocages par rapport à l’expression en anglais et en français.

Je m’intéresse au parcours scolaire mais aussi aux situations dans le passé qui ont bloqué la personne quand elle voulait s’exprimer.

J’essaie de délimiter la part des croyances, des valeurs et leur impact sur l’estime de soi et la confiance en soi qui peuvent créer des blocages.

Le parcours professionnel puis les relations avec les autres sont d’autres éléments importants pour comprendre ce qui peut freiner l’apprentissage et l’aisance de l’anglais, en dehors de toute considération des acquis ou non concernant le vocabulaire, les structures grammaticales et la prononciation.

 

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